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InterMédias spéciale RTBF, c'etait ce lundi 15 juin sur La Une

(Photo D. Van Achter)

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Pour sa dernière émission de la saison, interMédias avait donc choisi de faire le point sur la situation et les projets de la RTBF. Présents sur le plateau pour répondre aux questions des journalistes, des télespectateurs et internautes : l'administrateur de la RTBF, Jean-Paul Philippot, et plusieurs membres de la hierarchie.

La question qui agite les télévisions de service public, aux quatre coins du continent européen, en ce moment, c’est la suppression de la publicité. Les Français l’ont bannie, après vingt heures. Les Espagnols s’apprêtent à leur emboîter le pas, à l’automne. Mais il faut avouer que les professionnels maîtrisent difficilement les données chiffrées de ce débat. C’est l’objet d’un premier reportage de l’émission interMédias ce lundi.
Dans l’hexagone, la fin des réclames sur le service public en soirée avait été dénoncée par ses opposants comme une manœuvre du président Sarkozy pour gonfler les recettes de "ses amis" de TF1. Les premiers chiffres montrent le contraire : les dépenses de communication ne se sont pas reportées sur la principale chaîne généraliste privée, mais vers des supports beaucoup plus ciblés (TNT, chaînes cryptées etc)
A tel point qu’en Espagne, où le gouvernement Zapatero a décrété la fin de la publicité sur le service public télévisé dès l’automne prochain, des voix s’élèvent : cette argent dont TVE va être privé pourrait bien se détourner totalement du petit écran.
Et chez nous ? Selon l’administrateur général Jean-Paul Philippot, la RTBF n’a pas la publicité dans ses gènes, et, en théorie, il ne se dit pas opposé à des mesures de suppression ou de contingentement. Mais à la condition que le financement soit assuré. La RTBF tire une soixantaine de millions de la publicité. Si elle est supprimée, il faut trouver un niveau de ressources équivalent. Et c’est au législateur à poser ce genre de choix….La VRT, certes, paraît facilement se passer de publicités, mais outre sa dotation déjà supérieure à celle de la RTBF ( plus de 100 millions par an soit quelque 300.000€ par soirée) , ses parrainages lui assurent des moyens financiers très confortables.

Les journaux télévisés vont-ils survivre à Internet ? C’est la question posée par le deuxième reportage. Le public se tourne de plus en plus vers des outils de communication de plus en plus rapides, les chaînes généralistes peinent à conserver leur public. Pour enrayer ce phénomène, à France 2 mais aussi la VRT, les responsables misent une plus value pédagogique en clair, la ligne éditoriale privilégie l’explication. Du côté de la RTBF, c’est plutôt une sorte de nouveau contrat avec le téléspectateur qui est mis en avant : la crédibilité des journalistes connus et reconnus doit fidéliser l’audience.

La troisième et dernière séquence passe revue les derniers développement de la communication en ligne : le site Daylimotion qui n’hésite pas à se lancer dans les séquences d’actualité ; le site Rue89 qui prétend soigner la crise économique et déontologique de la presse par l’interactivité ; les télévisions traditionnelles qui lancent des versions en ligne des jeux à succès comme Questions pour un champion ; ou encore la RTBF qui multiplient ces radios non pas par diffusion hertzienne mais via web à l’instar de "Ctop" pour les internautes préados ….

Mais au-delà, l’essentiel de l’émission, c’est un jeu de questions et de réponses entre des téléspectateurs, auditeurs, ou internautes, journalistes de presse écrite, et divers responsables de la RTBF.
La "censure" de Questions à la Une ( pour reprendre le terme utilisé par plusieurs journaux) a été évoquée. Jean-Paul Philippot dit assumer la décision de ne pas diffuser les images du président du parti socialiste quittant, fort énervé, le plateau du JT, au lendemain des élections. Le cas peut poser problème. Le dossier n’est d’ailleurs pas clos. Le comité permanent a décidé de soumettre le cas, pour avis, à la commission de déontologie, et, par ailleurs, la société des journalistes mène actuellement une réflexion à ce sujet.

Interrogé à propos de déprogrammations de séries, feuilletons ou émissions, principalement sur la Deux, l’administrateur général parle d’une pratique discourtoise, qu’il conviendrait de limiter plus encore. Les avancées technologiques qui se profilent pour les prochains mois devraient cependant permettre, par des solutions numériques, à l’image du bouton rouge des boîtiers Télénet en Flandre, d’améliorer les choses. Ces mêmes technologies devraient d’ailleurs également résoudre le dilemme du doublage contre sous-titrage, y compris pour les programmes d’information.

Les liens utiles :

- France Télévisions face à la suppression de la publicité
- France Télévisions décrète la suppression de la publicité
- Un mois sans pub : qui est gagnant ?
- TF1 : bientôt le grand perdant ?
- Comment rester compétitif sans pub ?
- Pour ou contre la publicité à la télévision publique?
- Télé publique espagnole sans pub : un pas de plus
- L'Espagne supprime la publicité sur la TV publique
- Fin de la pub: la méthode espagnole
- Wolton: La pub "contribue au développement de l'ironie"

Voir ou revoir interMédias en télé :

- Lundi 15/06 : 20:25 La Trois
- Lundi 15/06 : 20:25 RTBFSat
- Lundi 15/06 : 22:45 La Une
- Lundi 15/06 : 02:10 La Trois
- Lundi 15/06 : 02:15 RTBFSat
- Mercredi 17/06 : 14:15 RTBFSat
- Mercredi 17/06 : 14:15 La Trois
- Vendredi 19/06 : 22:45 RTBFSat
- Vendredi 19/06 : 22:45 La Trois
- Samedi 20/06 : 10:45 La Une
- Samedi 20/06 : 11:15 RTBFSat
- Samedi 20/06 : 11:15 La Trois
- Lundi 22/06 : 09:20 La Une

Repères : web-tv

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Nic Commentaire par Nic le 16 Juin 2009 à 18 08
"La VRT, certes, paraît facilement se passer de publicités, mais ses parrainages (sans parler de sa dotation) assurent des moyens financiers à hauteur de 300.000€ par soirée"

Je ne suis pas sur d'avoir entendu cela.. J'ai plutot entendu que la VRT reçoit 100 millions d'€ en plus du législateur par an, soit divisé par 365, environ 300.000€ par soirée..
C'est donc un budget SUPPLEMENTAIRE donné par la communauté flammande, en plus des budgets publicitaires plus importants de la RTBF (issus du parrainage et des radios commerciales).
Maxwel Commentaire par Maxwel le 16 Juin 2009 à 19 08
Salut Nic ,

En parlant de la VRT Mr. Phillipot à omis de signaler que son parc d'émetteur ne lui appartient plus qu'a concurence de 49%, il à été partielent vendu au Norvégien NORKRING -Telenor pour une somme actuelle de 9.8 millions d'EUR.

http://www.norkring.com/templates/page.aspx?id=524

Parler d'un problème d'argent ou de subventions c'est très bien , l''aborder complètement c'est autre chose.

Les parts prisent dans ce marché est pour l'instant de 49% , eles peuvent évoluer jusqu'à 75% (minorité de bloquage.

l'infrastucture du parc d'émission est donc partielement privatisée !

BaV
interMédias Commentaire par interMédias le 17 Juin 2009 à 10 56
Réponse à Nic : Vous avez raison ! Selon Jean-Paul Philippot, la VRT reçoit par an du gouvernement flamand 100 millions de plus que ce que ne reçoit du gouvernement de la Communauté française, la RTBF pour sa dotation. Cela équivaut à quelque 300.000€ par soirée, auxquels s'ajoutent les revenus publicitaires et du parrainage. Exusez donc mon erreur et merci en tout cas pour votre perspicacité !
Clabots Jonathan Commentaire par Clabots Jonathan le 21 Juin 2009 à 22 18

Clabots Jonathan Commentaire par Clabots Jonathan le 21 Juin 2009 à 22 27

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